Saison 2025/2026 – Bleu de nevers

Dimanche 15 Mars 2026 à 17h00

La Maison, grande salle de la Maison de la culture Nevers et Agglomération

Un spectacle unique, sonore, visuel et coloré avec des invités de renom qui œuvreront sur la scène de La Maison.
Évoquer le bleu de Nevers, c’est évoquer la faïence de Nevers. Clair Bernard et Carole Georges, faïenciers d’art, et Vincent Balse, pianiste, relèveront le défi de performer au son de l’orchestre!
A travers ces œuvres colorées l’OHVN
va vous en mettre plein les yeux
Bleus de Nevers!

Pour cela L’OHVN dépeindra :

BLUE SHADES de Franck TICELLI

Comme son titre le suggère, l’œuvre fait allusion au blues, et une ambiance jazz est omniprésente – cependant, ce n’est pas littéralement une pièce de blues. Il n’y a pas une seule progression de blues en 12 mesures, et à l’exception de quelques sections isolées, la croche n’est pas swing.

L’œuvre est cependant fortement influencée par le blues : des « notes bleues » (tierces, quintes et septièmes abaissées) sont utilisées constamment ; les harmonies, rythmes et idiomes mélodiques du blues imprègnent l’œuvre ; et de nombreuses « nuances de bleu » sont représentées, allant du bleu vif au bleu sombre, en passant par le bleu sale et le bleu chaud.
Par moments, Blue Shades burlesque certains clichés de l’ère des Big Bands, non pas comme une moquerie de ces conventions, mais comme un hommage.
Une section lente et calme au milieu rappelle l’atmosphère d’un sombre et enfumé club de blues. Un long solo de clarinette joué vers la fin évoque le style de jeu « hot » de Benny Goodman et introduit une série d’accords « hurlants » des cuivres rappelant les effets de sifflet de train couramment utilisés à cette époque.

Terminé le 31 décembre 1995, Blue Shades a été commandé par un consortium de trente orchestres universitaires, communautaires et lycéens sous les auspices du Worldwide Concurrent Premieres and Commissioning Fund.


Rhapsody In Blue de George GERSHWIN:

On ne présente plus cette œuvre pour piano et orchestre ou harmonie composée par George Gershwin en 1924, qui combine des éléments de musique classique et de jazz.

Comme il ne restait plus que cinq semaines avant le concert, Gershwin se mit rapidement au travail. C’est dans un train de Boston que les idées pour Rhapsody in Blue lui sont venues. Il commença le , comme indiqué sur le manuscrit pour deux pianos. La composition fut achevée en quelques semaines et Gershwin demanda à Ferde Grofé de faire les arrangements pour orchestre. Les orchestrations furent finies le , huit jours seulement avant la première.

L’œuvre a été orchestrée par Ferde Grofé à trois reprises, en 1924, 1926 et finalement en 1942. La première eut lieu lors d’un concert intitulé An Experiment in Modern Music le  à l’Aeolian Hall de New York, interprétée par l’orchestre de Paul Whiteman, commanditaire de l’œuvre, avec George Gershwin au piano. Le Cambridge Music Handbook estime que « Rhapsody in Blue a établi la réputation de Gershwin comme compositeur de renom et est depuis devenue une des œuvres orchestrales américaines les plus populaires ». Elle a également donné son nom à une rose.

Le célèbre solo de clarinette en glissando ouvrant l’œuvre n’est pas de Gershwin, et n’était pas inclus dans la partition originale. Il s’agit d’un ajout du clarinettiste Ross Gorman (en) au cours d’une répétition, ce dernier travaillant alors pour Paul Whiteman. Ce solo fut longtemps redouté des clarinettistes solistes, pour le niveau de technicité requise. (Cf. Wikipédia)


A colour symphony de Philip SPARKE en 4 mouvements colorés:

  • WHITE: Des harmonies ouvertes et des couleurs instrumentales pures caractérisent le premier mouvement. Un cor exécute un long solo sur des textures claires que se résout en Do Majeur (les touches blanches du piano) et atteint un climat en tutti. Une incertitude pastorale apaise l’ambiance et mène à une conclusion paisible 
  • YELLOW: Le deuxième mouvement met l’accent sur les instruments les plus aigus de l’orchestre, créant ainsi une impression de clarté et de soleil, tant en termes de couleurs que d’ambiance. Les motifs mélodiques sont courts et propulsent constamment l’argument musical vers l’avant, changeant fréquemment de tonalité et de registre. Une mélodie plus longue en mineur émerge brièvement mais le soleil revient bientôt pour clore le mouvement.
  • BLUE: Le troisième mouvement est réservé aux bois, à la percussion et aux anches. Bien qu’il soit loin d’être morose (blue en anglais) il communique un sentiment implacable d’immobilisme et de désolation, que le mot blue peut parfois évoquer. Un long choral à la clarinette est renvoyé en écho par de brefs motifs joués par le tutti, la harpe est le piano.
  • RED: Par contraste, le quatrième mouvement met en jeu les cuivres et la percussion, interprétant le rouge comme une couleur positive et optimiste – ce qui caractérise d’ailleurs la plupart des partitions pour cuivres. Les diverses familles de cuivres sont représentées individuellement et collectivement dans des passages fugato énergiques et des fanfares audacieuses.
  • GREEN: La finale s’inspire d’une nature verdoyante, éclatante et fertile. Il mêle les nombreuses couleurs instrumentales d’un orchestre d’harmonie en une myriade de combinaisons et, contrairement aux autres mouvements, il se fonde sur un riche éventail de teintes plutôt que sur des couleurs primaires. Plein d’élan et d’énergie, ce mouvement à un caractère dansant et s’achève triomphalement avec des fanfares de cuivres appuyées d’ornements par les bois