Samedi 23 Mai 2026 à 20h00
La Maison, grande salle de la Maison de la culture Nevers et Agglomération

Un vibrant hommage à la nature, sa diversité et la place de l’immensément petit à l’immensément grand de notre planète.
Pour ce dernier concert de la saison à La Maison, l’Orchestre d’Harmonie de la Ville de Nevers invite les jeunes pousses de l’Orchestre Scherzo du Conservatoire de Musique et Art Dramatique de Nevers pour la première partie du concert.
Dans l’œil de L’OHVN :
Symphony N°6 Blue Marble (Bible bleue) de Julie GIROUX
- Mouvement I. La Bille Bleue
On dit souvent que la première image complète de la Terre, « Bille Bleue », prise par Apollo 17 en 1972, fut la première photographie complète de la planète Terre. L’image est en réalité à l’envers. Elle a été prise entre 4 h 59 min 05 s et 5 h 08 min 14 s après le lancement d’Apollo, alors que les astronautes voyageaient à près de 40 000 km/h. C’est l’image la plus reproduite de l’histoire. Elle a permis à l’humanité de prendre conscience, parfois douloureusement, de la petitesse et de la fragilité de notre unique foyer. Ce mouvement célèbre cette planète de diverses manières ; considérez le comme une brève introduction à la Terre à travers la musique.
- Mouvement II. Voix en Vert.
J’ai passé des heures à écouter les enregistrements de la jungle amazonienne réalisés par le célèbre ingénieur du son George Vlad. Ces enregistrements ont été effectués pendant la saison des pluies, lorsque l’humidité est à son comble et que les oiseaux chantent le plus. Les sons vous transportent au cœur de la jungle, qui semble incroyablement vivante. Les cris exotiques des oiseaux et les échos de leurs congénères, les insectes, les grenouilles et la pluie… on a presque l’impression de sentir la pluie. La forêt tropicale a sa propre musique. La densité de la végétation, avec toutes ses nuances de vert, est la toile de fond de ce magnifique et étrange opéra.
Julie GIROUX:
Je savais que je voulais composer une musique à partir de ces sons. J’ai composé Voix en Vert en utilisant les sons de la jungle amazonienne comme toile de fond sonore. Ils ont influencé chaque note, chaque phrase. Dans mon esprit et mon cœur, j’y étais, ajoutant ma voix à la leur. Voix en Vert peut être interprétée seule. Des fichiers audio sont également disponibles si des groupes souhaitent interpréter Voix en Vert avec les enregistrements de Vlad en fond sonore. Imaginez ce mouvement comme un concert se déroulant au cœur de la forêt amazonienne.
- Mouvement III. Que la vie soit.
Violence, mort, meurtre, naissance et vie : j’ai voulu saisir ce lien universel à travers la musique dans le troisième et dernier mouvement. Un thème récurrent traverse le finale. Il évolue, à l’image de la vie sur Terre. Il se déploie dans la musique, nous transportant d’un univers musical à l’autre, pour s’achever de façon majestueuse et grandiose.
Le miracle de la Terre, c’est la vie. C’est le fil fragile et soyeux qui maintient l’existence. À l’instar de la célèbre photographie de la Bille bleue, j’espère que cette symphonie rappellera à chacun la fragilité et la beauté de la Terre.
J’espère que « La Bille bleue » insufflera aux cœurs et aux esprits un amour renouvelé pour notre planète, notre unique foyer. La Terre est la seule chose que nous ayons tous en commun. Elle ne nous appartient pas. Nous lui appartenons. Elle est notre unique foyer et nous devons toujours la traiter comme telle, en la laissant, de génération en génération, plus saine et plus heureuse qu’elle ne l’a trouvée.
Flying Jewels de James M. DAVID:
« Les bijoux volants » est œuvre pour orchestre d’harmonie commandée par l’US Air Force Concert Band, sous la direction du colonel Don Schofield, commandant. Lauréate du concours de composition William D. Revelli 2022.
« Flying Jewels » est un poème symphonique pour ensemble à vent qui s’attache à capturer l’esprit joyeux et plein d’espoir d’un célèbre essai du regretté Brian Doyle. Le titre fait référence à la façon dont les Européens décrivaient les colibris lors de leur première rencontre avec ces oiseaux en Amérique du Nord. Dans son essai, Doyle s’interroge sur l’intensité et la passion avec lesquelles ces minuscules oiseaux vivent, leur cœur battant « dix fois par seconde ». Il évoque également le cœur gigantesque de la baleine bleue, qui bat à peine huit fois par minute et dont le battement est audible à des kilomètres à la ronde. En définitive, l’essai affirme le lien qui unit tous les êtres humains et les créatures : nous possédons tous un seul cœur qui nous porte à travers les épreuves, les victoires et les simples plaisirs de la vie. Ma composition explore les thèmes de l’essai de Doyle en dépeignant les rythmes cardiaques de différentes créatures à travers diverses modulations et relations métriques et rythmiques. Le premier d’entre eux est le colibri, virevoltant à une vitesse fulgurante, porté par les éclats lumineux des bois et des percussions métalliques. On entend ensuite le cœur à trois cavités d’un reptile, avec des clins d’œil aux danses ternaires des Caraïbes. Au cœur de l’œuvre se trouve le cœur humain, une mélodie simple qui monte progressivement en puissance jusqu’à une cadence correspondant au rythme cardiaque d’une baleine bleue : quatre accords gigantesques qui résonnent dans les profondeurs de l’océan. Enfin, l’œuvre récapitule chaque idée en s’accélérant pour combiner tous les tempi dans un final exubérant et extatique.
Cf. ref:https://www.jamesmdavid.com/flying-jewels.html
The Fly! de Oscar NAVARRO:
« LA MOUCHE ! », est une invention musicale pour orchestre d’harmonie, conçue pour imiter le bruit d’une mouche se déplaçant au-dessus des différentes sections de l’ensemble. La musique débute dans le calme, réveillant l’auditeur d’un rêve paisible, et tout au long de la pièce, son humeur se transforme en une exaspération causée par l’obstination de cette mouche. On perçoit alors des bourdonnements dans les différentes sections, créant un effet stéréo. Plus tard, une fois réveillés par la mouche, la « chasse » commence : la mouche joueuse plane au-dessus de chaque section, à la recherche d’une proie. Elle tente alors de s’approcher de sa victime avec une telle force qu’elle s’écrase au sol. Désorientée, elle titube quelques secondes avant de reprendre ses esprits. Elle finit par se poser sur le nez du chef d’orchestre qui, après avoir hurlé de désespoir, essaie de la frapper à plusieurs reprises jusqu’à ce que, finalement, avec l’aide de tout l’orchestre, elle soit vaincue.
Oscar Navarro (cf. ref:https://www.onavarro.com/web/onlinestore/en/shop/wind_band/concert/the-fly-2/)
